16/02/2014

Une visite et une conférence à ne pas manquer (samedi 22 février 2014)

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01/02/2014

Une invitation de l'AEC Rene NELLI pour le 15 février 2014 :

Une découverte archéologique présentée pour la première fois au public : les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

 

Vestiges de l'enceinte de la prison de l'inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

Vestiges de l’enceinte de la prison de l’inquisition de Carcassonne. Photo Dominique Baudreu.

 

Une découverte archéologique exceptionnelle présentée pour la première fois au public :
les vestiges du « Mur » ou prison de l’Inquisition de Carcassonne révélés par l’archéologie.

 

Une conférence de Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, proposée par la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude à Carcassonne le samedi 15 février à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre.

 

Présentation de la conférence:

 

La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne.
Les apports inédits de l’archéologie.
Dominique Baudreu (CAML), Fabienne Calvayrac (CAML)

 

Bien qu’évoquée par de nombreux auteurs, la prison inquisitoriale de Carcassonne, appelée aussi le « Mur » dès la seconde moitié du XIIIe siècle, est longtemps restée à l’écart de toute recherche spécifique.

 

Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon Homme connu, Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, le Mur de Carcassonne, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura longtemps le symbole de l’action répressive menée par les inquisiteurs à l’encontre de ceux qui remettaient en cause l’autorité de la papauté romaine. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé après son procès, en décembre 1319, et y mourut quelques mois plus tard, vers la Pâques de l’année suivante. Abandonnée à une période encore incertaine entre le XVe et le XVIe siècle, le souvenir de la prison inquisitoriale s’estompa sans pour autant disparaître totalement.

 

Malgré une localisation suggérée dès le XVIIIe siècle dans les abords sud-ouest de la Cité, Viollet-le-Duc en personne n’a pas su interpréter les vestiges, pourtant bien visibles, de l’ancienne prison. A la fin du XIXe siècle, à la faveur de la redécouverte des événements de la Croisade albigeoise, le lieu devient porteur d’une charge symbolique particulière. Dans le célèbre tableau de Jean-Paul Laurens, La délivrance des emmurés de Carcassonne (1879), Bernard Délicieux, chef de file de la révolte contre l’Inquisition, est mis en scène devant la porte principale de la prison.

 

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

La délivrance des emmurés de Carcassonne. Jean-Paul Laurens, 1879.

 

Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attiré la curiosité des chercheurs. Mais depuis 2009, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques, nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges. En 2012, Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, adhérents tous les deux au Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc (CAML), ont réalisé un sondage archéologique afin de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement la porte principale du Mur. 

 

Les premiers résultats de cette étude globale sur l’ancienne prison des inquisiteurs et les photos de la porte seront présentés publiquement, de manière inédite, le samedi 15 février à Carcassonne, à 14 h 30, à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, au cours de la séance mensuelle de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude.

06/01/2014

Une conférence pour mieux comprendre l’art des productions « primitives » ou « premières » et l’art occidental ?

Suite à la conférence donnée le 29/11/2013 par Mr Kadri AGAH, quelques idées à retenir :

Pour les sociétés « primitives » qui ont chacune leur gamme d’expression propre, c’est d’abord la dimension symbolique, spirituelle qui est importante. Les pièces sculptées sont le support de forces vitales, les mythes sont au fondement de l’art. L’expression est inspirée par le monde sensible. L’artiste est, dans ce cas, un artisan qui transmet l’art sacré, la qualité esthétique n’est pas recherchée comme ce fut plus volontiers le cas pour l’art occidental.

 

Pour ces cultures « premières », la représentation sera spécifique, liée à son inconscient, mais aussi à la vie du groupe. L’art sera associé à des cérémonies chantées, dansées qui détermineront tout le fonctionnement sociétal.

On peut penser que l’art,  en tant qu’acte de création, leur permet de dépasser la position passive, de vulnérabilité, face à la nature, et ainsi de mieux affronter l’angoisse existentielle.

 

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Statue de la déesse N'djamdounké, sa représentation a une vocation messianique: elle annonce le roi prodigue qui assurera à son peuple (les Bamoun, du Cameroun) paix et prospérité.


Dans l’art occidental, l’expression de la perception de l’artiste se retrouve franchement chez les peintres impressionnistes et, plus tard, chez les peintres modernes, en observant même un découpage des perceptions (chez les cubistes par exemple).

 

Les expressionnistes eux ont l’ambition d’éveiller les consciences par les formes, les couleurs (la couleur chez Mondrian ou Soulages suscite l’introspection).

 

Au fil des périodes, on retiendra différentes dimensions, magiques dans les peintures rupestres, religieuses pour les temples les églises et les icônes, civiques pour les monuments civils par exemple.

 

En conclusion nous retiendrons que l’art, à la fois conception et révélation, sera toujours un message qui peut parler à tous.

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A l’issue de la conférence, un échange fructueux a eu lieu entre l’auditoire et le conférencier, Mr Kadri AGHA , échange qui s’est poursuivi, pour certains, pendant le vin d’honneur.